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Histoire de la ville de Sept-Îles

Sept-Îles est située juste au-dessus du 50e parallèle, au cœur de la vaste région de Duplessis sur la côte nord du Québec. Avec une vue imprenable sur le Golfe du St-Laurent, la ville s’étend sur plus de 2 182 km2, bordée au nord par le Plateau Laurentien, à l’ouest par Gallix et à l’est par Moisie. La ville s’étend le long des côtes d’une baie de 45 km2 dont l’entrée est protégée par un rempart naturel fait de sept îles, d’où l’origine du nom de la municipalité.

Sept-Îles abrite plus de 26 000 habitants, voire près de 30 000 en incluant la communauté Innue. Ses principaux employeurs sont Aluminerie Alouette inc., la Compagnie minière IOC, le Centre de Santé et de Services sociaux de Sept-Îles ainsi que la Ville de Sept-Îles. Son histoire a été définie par la nature omniprésente et abondante de son territoire, par la volonté de fer et la générosité des citoyens qui sont venus y habiter, de même que par les Premières Nations qui sont présentes sur le territoire depuis des millénaires.

 

LE PEUPLE NOMADE

La Première Nation Innue est un peuple anciennement nomade qui a partagé - et partage toujours d’ailleurs – un lien spirituel avec la nature. À travers ce lien, les Autochtones ont acquis une considérable connaissance de la flore et la faune de la région, savoir qui a réussi à perdurer jusqu’à aujourd’hui. Vivant principalement de la chasse, de la pêche et de la cueillette, le mode de vie traditionnel des Innus consistait en une succession de voyages saisonniers, guidés par le besoin de ressources afin de pouvoir survivre. L’automne et l’hiver étaient destinés à la chasse au gibier, tel que le caribou. Chaque printemps, lorsque la neige et la glace se dissipaient graduellement, les Innus pouvaient revenir près des côtes en utilisant les lacs et les rivières comme routes. Les mois d’été étaient un moment de rassemblement durant lesquels ils procédaient à des rituels ou encore à d’importantes cérémonies. C’était également le moment de l’année où la plupart des échanges avec les Européens se produisaient. À tout moment, les préparatifs étaient effectués en vue de leur retour à l’intérieur des terres pour l’hiver prochain, répétant ainsi le cycle du mode de vie traditionnel des Innus. Aujourd’hui, la communauté Innue comprend plus de 3 000 membres regroupés en deux communautés sous le Conseil de Bande de Uashat mak Mani-Utenam.

LES EUROPÉENS

Le célèbre explorateur français Jacques Cartier a fait son premier enregistrement officiel de l’archipel de Sept-Îles le 19 août 1535. C’est d’ailleurs lui-même qui a nommé les îles, nommant ainsi la ville future. Toutefois, les pêcheurs basques étaient déjà des visiteurs réguliers des îles, où ils venaient annuellement pour la pêche à la baleine et à la morue. Plus de 100 ans plus tard, prenant conscience des vastes ressources de la région, les Français eurent l’idée d’établir le premier poste de traite dans la baie. Le commerce avec les habitants du pays a continué pour beaucoup de générations, et même au-delà de la Conquête britannique de 1760. Peu après, les Britanniques ont construit un nouveau poste au même endroit, lequel a été opérationnel pendant presque un autre 150 ans. Une première colonie importante a été développée à l’embouchure de la Rivière Moisie au milieu des années 1900. La découverte de sables magnétiques dans le lit de la rivière a permis l'établissement d'une première fonderie de fer sur les rives de la Rivière Moisie. Lorsque l’entreprise a cessé ses opérations, plus tard au cours du siècle, les habitants se sont établis de l’autre côté de la rivière, où ils se sont tournés vers la pêche.

LE BOOM ÉCONOMIQUE

La pêche est devenue une importante activité économique dans le milieu du 19e siècle, amenant une première vague de résidents permanents qui se sont établis sur les rives de la côte Est de la baie, qui est maintenant l’avenue Arnaud. En 1905, la demande d’huile de baleine grandissante en Europe a attiré les investisseurs norvégiens qui, mis au courant de la présence abondante de baleines dans la région, ont établis une première usine de production d’huile de baleine dans la baie.

Simultanément, une autre ville émergeait graduellement à l’ouest de la municipalité. En effet, construite par les frères Clarke, Clarke City s’est développée autour de l’industrie de pâtes et papier et elle a été établie pour alimenter la maison d’édition des deux frères, située à Toronto. Les entrepreneurs canadiens se trouvaient également derrière le premier barrage hydroélectrique et le premier chemin de fer jamais construit dans la région. Durant plusieurs années, la ville a fourni du travail à de nombreux habitants de la région et même au-delà. Malheureusement, en 1967, suite à un ralentissement économique, le moulin de pâtes et papier a dû cesser ses opérations et Clarke City fut alors incorporée à Sept-Îles, alors grandissante et prospère.

Malgré ces événements malheureux, d'autres projets économiques ont rapidement suivi. Parmi ceux-ci, la découverte de quantités significatives de minerai de fer au nord de Sept-Îles dans la première moitié du 20e siècle a donné le coup d’envoi pour ce qui allait devenir la nouvelle métropole régionale. Au début des années 1950, le plan d'une grande ville se dessinait, de même que toutes les commodités auxquelles une telle ville peut s’attendre. La ville en émergence s’est rapidement développée jusqu’aux années 1980, où elle a été profondément affectée par la crise du minerai de fer. Néanmoins, l’innovation et la résilience ont assuré une croissance économique à la ville, menant à une municipalité plus stable et diversifiée sur le plan économique.

UNE VILLE MODERNE

Aujourd’hui, Sept-Îles est une ville munie de toutes les commodités d’une ville moderne, ce qui en fait un des plus importants centres urbains de la Côte-Nord. Plusieurs institutions régionales, provinciales et fédérales ont un pied à terre dans la ville et plusieurs musées racontent son épopée riche et diversifiée, tout en préservant sa signification historique.

Qui plus est, Sept-Îles se trouve à être le point de rencontre entre deux cultures : Européenne et Innue, ce qui est actuellement et plus fièrement que jamais exprimé par les deux communautés. Mais Sept-Îles est et demeurera par-dessus tout un point d’accès à la nature omniprésente qui l'entoure, ce qui séduit un nombre toujours croissant d’amoureux de la nature, de la chasse et de la pêche, en quête de tourisme durable et d’aventure.